POUR NOS PARENTS KI ON KITé LEUR PAYS POUR VENIR EN FRANCE CROYANT FAIR FORTUNE

TRO FORT LE SON.POUR NOUS LES FILS D IMMIGRéS N OUBLION PA LES RACINE DE NOS PARENT.

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 05:30

45LS PPROS

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# Posté le lundi 26 octobre 2009 03:54

a tous ceux ki nous on quitter R.I.P

J'suis né poussière et je repartirai poussière
Et le Soleil se levera en même temps que la misère frère
T'es parti, t'étais là devant moi à me parler de Yarabi
Tu venais de te mettre à faire ta ière-pri
Que Dieu te préserves des châtiments
Après la vie c'est autrement
Et la rue perd ses monuments
Perd ses valeurs, perd ses principes
Perd son respect de la discipline dans l'illicite
Les peines s'alourdissent des assises aux cercueils
Un article en page faits divers, une Hajja en deuil
Les femmes de la famille autour pour la soutenir
Du chagrin de son fils qu'elle a vu sortir
Pour plus jamais revenir
Parti trop tôt, sans dire au revoir à la famille, aux potos
Une lumiere éteinte dans le ghetto
En souvenir que des photos
Encore plus triste en vidéo
Les quartiers désunis se réunissent
Pour saluer ta mémoire
Enumérer tes qualités, raconter tes histoires
Partagées avec toi
J'm'etais pas rendu compte à quel point j'tenais à toi
Et c'est toujours comme ca, ton visage et ta voix me hantent frère
Ta personnalité me manque
On était pas du même milieu
T'étais plus vieux
C'est peut être pour ça qu'on s'appréciait mieux
T'étais prêt à tout pour moi
Au point de cartonner en bécane en venant bouger pour moi
En rap t'écoutait que moi
J'ai pas vu ta mille-fa
Que Dieu les protège, j'suis dégouté de moi
Que Dieu me pardonne
SoubhanAllah à quel point les épreuves peuvent affaiblir un homme
C'est tout ce que j'regrette
Mais sur le Coran de la Mecque
Que j'étais là sans y être
Mais c'est Dieu qui veut
Parler de toi me fait rougir les yeux
Toujours une doua pour ton âme, j'espère te revoir dans les cieux
T'étais un grand Monsieur, respecté même par la police, courageux
Beau gosse comme ton fils, malgré le train de vie, tu le ramenais faire du poney
Se refusait pas d'aller tout lui donner
Tu savais pas lire mais avec toi on apprenait
Un mec fiable, juste un regard on se comprenait
Toujours le sang froid, jamais froid aux yeux
Habile aux têtes à queue, aux roues arrières, même à deux
Du 9-4 au 9-2
J'm'en bas les couilles qu'il était dangereux
Marche avec toi à cause des embrouilles
On insulte pas un mort qu'il soit bon ou mauvais
Dans mon camp ou dans le tien qu'ils reposent en paix
Là où ils sont ils pensent plus à la vie
Et s'ils pouvaient revenir ce serait pour gagner leur place au Paradis
On s'entre fume et c'est le système qui nous met à dos
J'rends hommage aux nomes-bo comme Arafat ou ???
Que Dieu les préserve du feu de l'Enfer
C'est pire que de sentir qu'on va mourir, qu'on peut rien faire
Quand j'sentais qu't'allais mal et qu't'enchainais les joints
J'improvisais un freestyle qui te recollait le moral
J'ai perdu beaucoup de gens la plupart violemment
Pour des histoires de manque de respect ou d'argent
Ou d'accidents alcoolisés ou d'overdose
La mort met tout le monde d'accord, fait oublier les causes
Soit tu relativises, pètes les plombs ou te laisses aller
J'pleure pas mais mon écriture est salée
Tous ceux qui ont perdu leur frère, leur soeur, leur père, leur maman
Leurs enfants sous les décombres des bombardements
Loin de la vie de Paris tout se passe comme Dieu a dit
Que doit être la souffrance? Mourir de maladie

Tonton Ahmed, j't'ai vu sur le lit de mort
Ca fait mal d'assister à l'agonie d'un homme en or
Bienveillant, tu me parlais comme un ami
Toujours là à réconcillier les membres de la famille
Tu t'efforcais de nous inculquer les bons caractères
Nous transmettre les vertues, les richesses de la misère
Le daron exemplaire, tu parlais toujours calmement
Malgré le vacarme de tes nombreux garnements
J'l'ai jamais vu se plaindre
Revenu de la Mecque avec la lumiere, il est parti sans l'eteindre
Que Dieu facilite ma tante
Chacun son tour et la Mort nous a tous mis sur liste d'attente
D'office tous condamnés
C'est douloureux de perdre 2 fils dans la meme année
C'est pour la mère de Mamad, Bassirou Doucouré
Salam à la famille de Lasna Touré
Vrais bonhommes respect
Depuis qu'ils sont plus là c'est plus pareil, reposez en paix

Pour Saïd de Chevilly à Athis Mons même en prison t'avais besoin de mon ons
Et j'aurais tant voulu que t'écoutes celui ci
Tu nous as quitté derrière les barreaux en semi
On croit pas au suicide, l'Imam qui t'as lavé
Nous a dit que t'etais beau, le visage reposé
Car t'étais bon, tu partageais ton coeur comme du pain
??? j't'ai senti mieux que du parfum
T'achetais mes CD par 20
Pour les offrir dans la rue
J'réalise toujours pas qu'ici bas j'te verrais plus (...j'te verrais plus...)
Quand mon regard était gris, tu me ramenais du Soleil
J'me souviens du Laser Quest et des vacances à Marseille
Tu me disais t'inquiêtes Housni y a pleins de gens qui t'aiment
Tu leur donne de la force par tes freestyles et tes thèmes
Tu disais toujours hamdoulillah même quand tout allait mal
C'est Saïd tout craché ça, tout était normal
J'ai appris sa mort quand j'enregistrais cet album
3 jours avant on parlait de se voir au téléphone
Comme quoi la vie ne coute rien
T'es jamais sur d'être là demain
Tu veux rentrer, te réveiller et aller au rhadma
Pour les générations sacrifiées, les corps rapatriés
Les mères en deuil et les hommes qui vont prier
Pour les chers qu'on voit plus
Un jour viendra notre tour et la vie continue

Du fond du coeur, en toute sincerité
A bon entendeur, j'dédie ces vers aux gens conscients de la réalité
J'te parle de celle qu'on a vecu, celle qu'on vit, celle qu'on vivra certainement si on survit
A Mamadou, la Goutte d'Or, 18ème, frère, Allahirahmou
A Kimbatou, Choisy, tu nous manques frère, Allahirahmou
Zohair, Dialla Coulibaly de Reims, vous nous manquez les frères, Allahirahmou
Karim Zerouali, à Madame Diakite, Allahirahma
A tous les êtres chers qu'on a perdu
La liste est longue
Que ce soient de la famille, des amis, même des ennemis
Parce que la Mort met tout le monde d'accord
Tout ce qu'on possède, c'est de la location, même si c'est acheté
Parce que on emporte rien avec soi
Que Dieu vous protège, bien sur, si vous avez la foi

Je vis chaque jour de ma vie comme si c'était le dernier
Et quand mon fils me sourit c'est comme si c'était le premier
J'remercie la zermi d'avoir fait de moi ce que je suis
Avec tout ce que mon coeur aime et tout ce qui me réjouit
Tout ce qui me donne envie, ce qui m'attache à la vie
Tout ce qui fait garder la foi et supporter la survie
Tu peux recompter les jours vécus, t'en es la somme
J'suis là pour braver les épreuves et la mentalité de l'Homme
Tantôt on est fort, tantôt on faiblit
Tantôt on se souvient, tantôt on oublie
Cousin, demain c'est aujourd'hui
En attendant le jour J
Ou tu me verras plus que sur un poster devant des bougies
J'espère tu garderas des bons souvenirs de moi
Si j't'ai fait du mal ou du tort excuse moi
Sincèrement, j'suis là pour exister du mieux qu'j'peux
J'travaille sur moi même pour résister les tentations du Feu
Personne n'est parfait, tu le sais
J'arretrais pas de te conseiller même si j'fais pas mieux, je le sais
Le temps passe et j'peux pas le retenir
Trop de coeur, trop de nerfs, et j'arrive pas a me contenir
2 personnes me font souffir, mon fils et moi on sort d'elle
J'suis pas heureux moi, bref c'est personnel
C'est mon destin, j'l'accueille les bras ouverts
Le monde m'a pourri la vue, pour ça que j'regarde de travers
J'suis blazé de tout et j'kiffe peu de choses
J'me passe d'une femme, la passion fane comme une rose
Envie de tout plaquer comme Kayna Samet
A découvert de hassanats, faites une doua pour que ça m'aide
Je sais que Dieu a prévu un truc pour moi
Et quand j'vais mourir
Je sais que j'vais rien comprendre
J'vais rien voir venir
Peut être du canon d'un brolik ou d'un fusil
Ou d'un shlass tenu par la haine de la jalousie
Ca va trop loin
Parle pas de pitié, de respect pour l'être humain
Instinct de survie et honneur oblige
Il s'agit de faire les choses bien ou c'est minimum 10 piges.

# Posté le mercredi 14 octobre 2009 06:27

des paroles ki font mal

des paroles ki font mal
Venu au monde un 17 juin 82
avec l'aide de ma mère les autres je m'enfous je n'ais pas besoin d'eux
un jour d'été il est à peu près midi 30
le petit mohammed n'a pas eu du mal a sortir du ventre
je respire un coup je suis enfin prêt pour la baston
après 2 filles voilà enfin un petit garçon
né dans une ville dans le nord de la france
HLM délinquance pauvreté c'est foutu d'avance
suivront la venue des mes frères et mes petites soeurs
sponsorisé par aldi, resto du coeur et lidl
les temps sont dur mais tout le monde mange à sa faim
quand mes parents s'embrouille ça part en couille on en voit pas la fin
en voyant cette vie de famille devenir tragique
ma mère décide de faire toutes nos valises et de partir
j'y laisse des amis, des amours, des connaissances
direction Marseille pour une nouvelle vie, une nouvelle chance...

Mon existence
emporté par le vent
revenir en arrière pour regretter serait une perte de temps
nos match je voyage sur le parcours de la vie
ma vision s'élargit alors je prends le rap pour thérapie
je suis un jeune coincé entre vice et vertu
mon amertume fait que j'ai l'écriture pour couverture
le regard monotone et la fierté dans le sang
tout comme cette feuille d'automne j'me laisse emporté par le vent

nous voilà seul,
ya tout à reconstruire
obliger de rebondir mon coeur lui est au fond des abîmes
toujours vif comme au premier jour de cours ou tour à tour les mecs te mattent clak pas des genoux tié viré d'la cour
c'était encore l'époque tayh le club dorothé
tout les gens du quartier sont sous le seuil de pauvreté
au collège je n'suis pas le seul à venir de loin
ya des sénégalais, des comoriens, des maghrébiens
pour mon intégration ya pas trop de problèmes
algérien cosmopolitain on se croierait au bled
écorché vif j'suis pas bavard, très
solitaire
moi j'ai le mal de vivre ayant la zik pour somnifère
des nouvelles amitiés, des nouveaux collègues
on aménage dans un 3 pièces par très loin de port d'aix
c'est la misère mais tu connais on fait avec
j'aperçois plus souvent le jolie sourire de ma mère

Mon existence emporté par le vent
revenir en arrière pour regretter serait une perte de temps
nos match je voyage sur le parcours de la vie
ma vision s'élargit alors je prends le rap pour thérapie
je suis un jeune coincé entre vice et vertu
mon amertume fait que j'ai l'écriture pour couverture
le regard monotone et la fierté dans le sang
tout comme cette feuille d'automne j'me laisse emporté par le vent

Les années passent,
mon histoire suit son cours
j'préfère rester en bas des tours, qu'aller en cours
j'attends mon tour en étant dans le doute
cherchant une route qui me mènera vers la sortie de secours
ça vend du shit, ça devient taulard ou cariste
ya du trafic c'est la folie car c'est l'asile
d'la joie, d'la tristesse on tient les murs salies
je te l'ais déjà dit, le centre-ville c'est le Brazil
fasse à ma feuille mon stylo pleure une fois pars soir
contraint de m'en sortir, conscient que personne ne le fera à ma place
emporté par le vent sans rames sur une galère
après la pluie vient l'ouragan et puis l'averse
si je pouvais moi, je changerais de planète
je soigne mon mal-être car le bonheur manque à l'appel
j'ai de la peine, je suis d'accord avec Cabrel
personne ne t'aide quand tu t'appelle Said ou Mohammed


Mon existence emporté par le vent
revenir en arrière pour regretter serait une perte de temps
nos match je voyage sur le parcours de la vie
ma vision s'élargit alors je prends le rap pour thérapie
je suis un jeune coincé entre vice et vertu
mon amertume fait que j'ai l'écriture pour couverture
le regard monotone et la fierté dans le sang
tout comme cette feuille d'automne j'me laisse emporté par le vent
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# Posté le lundi 31 août 2009 11:08